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Francis Coffinet

Épreuves chamaniques (2006)
L'argile des voyous suivi de J'incise le défi
(2008)
La nuit triangulaire (2014)
Voyageurs des sept songes (2014)


Épreuves chamaniques
alidades 2006, collection ’Création’, deuxième tirage.
14,5 x 22,5 cm, 28 pages, cahier, 4,50 €.
ISBN 978-2-906266-66-7

 

J'étrangle le feu à sa base

J'arrache une écaille au sommeil

Je rassemble le sel du rituel en petits tas réguliers —

Pourtant je viens vers toi

Sans langage et sans poids —

Je tranche la brûlure en son centre

Je dévie le méridien sur ton visage d'enfant.

 

L’écriture de Francis Coffinet relève de la tension : tension entre un vers délicat et ciselé, voire même aiguisé, et un bouillonnement d'existence toute charnelle, qui s'impose de l'intérieur ; tension entre une page aérée, où le silence paraît prendre ses aises, et le flux passionné qui affleure sans cesse dans les mots. De réussir à tenir ensemble ces mouvements en apparence contradictoires donne à cette poésie toute sa présence de pensée méditative, comme un grand calme dans le grain savoureux de la vie.

Acteur, poète et graphiste, Francis Coffinet a publié une quinzaine de livres à ce jour ; il travaille régulièrement avec des peintres et graphistes, collabore à de nombreuses revues en France et hors de France. Ses poèmes ont été traduits en coréen, en bulgare, en roumain, en turc, en hongrois, en allemand, en russe et dernièrement en anglais. On peut retrouver certains de ses ouvrages sur le site des
Ambassades du vide


L'argile des voyous suivi de J'incise le défi
alidades 2008, collection ’Création’.
14,5 x 22,5 cm, 36 pages, cahier, 4,80 €.
ISBN 978-2-906266-80-3

 

J’ai creusé un étroit tunnel sous la vie
et je refais le voyage
le corps maintenant, comme la voix,
prend le temps de dire –

j’entre dans le rituel des moindres certitudes
nuit après nuit
pli après pli
j’écarte le combat
et j’incise le défi


“Il faut s’insinuer au plus près de la matière et du corps. Pour que la marque, la coupure, l’incision soit nette, lumineuse, définitive dans son énonciation. Le trait des mots doit être unique en son geste, à la manière du trait de la peinture d’encre japonaise. Cela, Francis Coffinet l’a érigé en style, dont le tranchant acéré est le point de rencontre et de fusion entre l’intime du corps et de la conscience et l’immense du monde et du temps. Cette écriture est singulière, non par volonté de se distinguer, mais par nécessité inhérente aux expériences vécues.” (Extrait de la postface). Ce cahier réunit deux recueils parus en 1993 et 2001 et depuis lors introuvables.


La nuit triangulaire
alidades 2014, collection ’Création’.
14,5 x 22,5 cm, 24 pages, cahier, 4,00 €.
ISBN 978-2-919376-27-8

 

On n’explique plus rien – on dénoue

on ploie sous une seule cendre

la même musique nous accompagne depuis toujours.

On recueille la plus fine des poudres du sourire dans le creux de la main

et l’on souffle.


Francis Coffinet nous a habitués à son écriture au trébuchet, dont la si apparente fragilité ne recule pas quand il s'agit de brasser les mondes. On peut ployer "sous une seule cendre", peut-être, sans que pour autant la matière dont nous sommes constitués renonce à s'affirmer dans ses gestes de vie au cœur et au creux des forces cosmiques qui résonnent en elle. Il y a décidément quelque chose d'extrême oriental dans cette approche du réel.


Voyageurs des sept songes
alidades 2014, collection ’Création’.
Postface d'Arnaud Talhouarn.
14,5 x 22,5 cm, 24 pages, cahier, 4,00 €.
ISBN 978-2-906266-29-2

 

et l’on te sèmera dans une terre légère

une terre comme roulée sur le ventre

mêlée de gestes et de mots

et elle sera la seule à pouvoir te conter toute l’histoire.

 

"La terre lourde est immense et durable, mais reste muette. Les mots signifient mais sont creux, fissures au sein de la réalité qui les encercle : «J’attends / dans la faille du nom / comme un lézard dans la muraille.» Fête et défaite alternent, moments contradictoires d’une même réalité: la parole poétique n’a pas de puissance propre, elle ne fait qu’emprunter cette puissance à une réalité qui la déborde de toutes parts. Sans elle, pourtant, le monde resterait puissance endormie, informulée. Plutôt que défaite durable, et en même temps qu’une telle défaite, la parole poétique serait une passagère et presque imperceptible victoire." (extrait de la postface)


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