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Philippe Rosset

Trahisons du crépuscule (alidades 2006)
Saxifrages (alidades 2008)


Trahisons du crépuscule
avec une postface de Jacques Ancet

alidades, collection ’Échafaudage’,
12,5 x 21 cm, 44 pages, cahier, 5,00 €, ISBN 978-2-906266-69-8

Un premier recueil est toujours un aboutissement ; pas seulement un départ. C'est une déprise et celui-ci n'y échappe pas, travaillé qu'il est de ce que l'auteur a fait sien, ouvert qu'il est à ce que cherche la voix qui parle. C'est dans cet écart que ces premiers textes s'affirment, au sens fort ; naissance et hommage à l'écriture. Mais la démarche n'est en aucun cas de pure abstraction : le proche, le ressenti font venir en écho d'autres voix, elles-mêmes intériorisées. Et de là naît, dans la réminiscence, un espace ouvert à toutes les possibilités.

Mousse

Là, débordant d’ombre et d’eau, elle attendait, se souvenant des dernières pluies, du nord, revenue de l’été. Approfondissant les ornières, elle se reflétait dans les dernières mares, comme attendant la pétrification des hivers.
Il s’approcha pour la toucher. Mouvement qui effleure et tâte ; révélation de l’humidité. Jamais il n’avait senti la vie du sol. Il caressa les souvenirs déraisonnables d’un printemps enfoui.
Alors tout clairement il vit les ors qui jouaient, les primevères pas encore funèbres, les coucous au goût sucré et au bulbot vert ; il sentit de nouveau l’herbe pousser en dedans ou en dessous.

Il abandonna l’automne pour regagner les villes.


Saxifrages

alidades, collection ’Création’,
12,5 x 21 cm, 40 pages, cahier, 5,00 €.
ISBN 978-2-906266-78-0

Avec Saxifrages Philippe Rosset noue en une parole méditative et retenue, parfois lapidaire, le spectacle de la montagne tel qu'il se dévoile au marcheur avec ce qu'on pourrait appeler la présence de la montagne. Présence physique certes, mais aussi présence en nous de ces paroles qui ont célébré la montagne, ses mystères, ses miracles, et ses craintes.
Ce deuxième recueil parvient à adosser l'intime de l'expérience aux échos de grandes voix que l'on reconnaîtra dans ces pages. En cela il confirme l'entreprise engagée avec Trahisons du crépuscule. On n'écrit jamais seul.


XIV

Un pas froissé. Un double refuge. Un toit de pierre incliné. Une langue glacée.Ciel parfaitement bleu. Il a fallu franchir des échelles, sentir le fer contre la peau. Sensation d'exister plus vif que l'air. Etre comme un étranger et chez soi, dépouillé des lourdeurs.


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